Écrits

Transformer sans imposer

Il m’a fallu du temps pour comprendre que la politique ne se résumait pas à la politique.

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La loi est un outil. Le vote est un outil. L’État est un outil. Mais ils ne sont pas les seuls.

Une société se transforme aussi par ceux qui entreprennent, ceux qui investissent, ceux qui créent, ceux qui transmettent, ceux qui inventent et ceux qui décident, chaque jour, de ce qu’ils font de leur liberté.

Il existe une politique du réel. Une politique qui ne commence pas nécessairement par un programme ou une idéologie. Elle commence par une action.

Faire plutôt que proclamer

Je me méfie aujourd’hui des grandes intentions lorsqu’elles ne rencontrent jamais le réel. Une idée peut être juste. Elle peut aussi être fausse. Elle peut être généreuse et produire l’effet inverse de celui que l’on recherchait.

C’est pourquoi je préfère parfois une action imparfaite à une intention parfaite.

Créer une entreprise. Financer un projet. Soutenir un territoire. Développer une infrastructure. Accompagner un entrepreneur. Investir dans une technologie. Rendre un outil accessible.

Ces actions ne changent peut-être pas le monde à elles seules. Mais elles changent quelque chose. Et le monde réel est précisément constitué de ces « quelque chose ».

La politique des micro-actions

Je crois à une politique des micro-actions. Une politique qui ne cherche pas nécessairement à prendre le pouvoir, mais à redonner du pouvoir.

Du pouvoir d’agir. Du pouvoir de choisir. Du pouvoir de créer. Du pouvoir d’investir. Du pouvoir de participer.

La question politique fondamentale n’est peut-être donc pas seulement : Qui exerce le pouvoir ? Elle est aussi : Qui a réellement le pouvoir d’agir sur sa propre existence ?

C’est cette question qui m’intéresse. Car le pouvoir ne devrait pas uniquement être celui qui s’exerce sur les individus. Il devrait aussi être celui que les individus peuvent exercer sur leur environnement.

Du capital au pouvoir d’agir

Le capital peut être un instrument de concentration. Mais il peut aussi devenir un instrument de diffusion du pouvoir. La finance peut éloigner l’individu de l’économie réelle. Elle peut aussi lui permettre d’y participer. L’entreprise peut uniquement rechercher la performance. Elle peut aussi devenir un lieu de création, d’émancipation et de développement.

Tout dépend de la manière dont nous choisissons d’utiliser ces instruments. C’est pourquoi je ne veux pas opposer liberté et contrôle. Je veux chercher leur point d’équilibre.

Sans contrôle, la puissance peut devenir prédatrice. Sans liberté, le contrôle devient lui-même une forme de pouvoir.

L’enjeu est donc ailleurs : construire des systèmes suffisamment libres pour permettre l’initiative, et suffisamment responsables pour empêcher que la liberté des uns ne devienne la contrainte des autres.

Guillaume AntierFondateur et Chief Executive Officer
L’organisation

BGVP Capital Group

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